Comment faire de l'espace à l'Autre?

Onde : l’espace de l’Autre

Il va nous falloir vivre avec le trouble dans un monde où notre terre, abîmée, salie, demande du repos, de l’écoute. Les espèces disparaissent une à une. Si nous ne voulons pas rester seul, il va falloir apprendre à garder ouvert de l’espace à l’Autre ! Pour nous Artistes, Il va falloir créer sans consommer, sans faire de nos arts des produits. Il va falloir être dans le partage et rester sur nos traces : témoigner de la richesse de la rencontre.

Dans ce nouveau projet de la compagnie Alise il s’agit d’un retour aux sources mais au cœur d’une quête d’invention de formes créatives. Telle une « avant garde  qui rampe sur la terre » Onde est une immersion dans l’espace de l’Autre.

Nous pensons au peu de moyens que nous avons, aux êtres là, aux éléments présents dans notre environnement, à l’armée d’idées et de désirs qui submerge nos corps et nous immerge dans ce laboratoire de l’environnement, dont fait partie l’Autre.

Il y a un corps dans le paysage, du paysage dans le corps. Il y a un corps dans le son, un paysage sonore… Il y a un paysage dans la relation. Le point de vu de la rencontre est celui de l’empathie : Que voit l'autre comme paysage ?
Comment percevoir ce que l'autre perçoit ?

 

Écho : une poétique du présent

L’Autre, ce paysage à danser ou à jouer.

La rencontre, cette mise en avant des « entres des Autres » tel un écho, une onde, ou un paysage à découvrir en perpétuel changement.

Onde est une quête au plus proche de la mise en relation du corps et du son : Comment un son rencontre un geste ? Qu’est ce qu’un geste pour un son ? Que devient la vibration sonore dans un corps ? Que partage le mouvement avec une couleur sonore ? …

Et puis : COMMENT GARDER L’ESPACE OUVERT POUR L’AUTRE dans cette rencontre entre le son et le mouvement?

Le projet est l’écriture d’une poétique de l’instant, , par le détour de la RENCONTRE dans une mise en scène originale.

La danse comme la musique ne sont pas des objets autonomes stables et achevés mais "un processus en continuel évolution" selon les aléas de la rencontre avec des vases communicants, des dialogues, des suites, des réponses, des vas et viens... Pas de dictât de la forme, mais une écoute du présent. La recherche est dans les différentes « contraintes » proposées pour avancer, pour faire évoluer le mouvement dansant, les états, les sons, le rapport à l'autre. La performance est une liberté à improviser avec l’autre.

 

 

Paysage : une dramaturgie de l’imminence

 

La dramaturgie d’onde questionnera l’adresse au public. Comment donner à voir et à entendre de l’écriture sur l’instant ? Comment inviter le public à être lui aussi immergé dans l’instant ? Comment l’impliquer dans la performance et qu’il ne soit plus que simple spectateur ? En 2021 l’itinérance d’Alise a travaillé avec un groupe de danseurs amateurs sur cette question de la visibilité de la danse « sans scène ». Une carte de la ville avec les emplacements des solos dansés ont été proposés au public qui pouvait choisir sa performance…. Ou encore en 2019, Claudia Flammin a expérimenté une performance de quatre heures découpée en quatre boucles de quarante minutes chacune qui se répétait dans l’espace d’un labyrinthe extérieur où le public pouvait venir, repartir et choisir ce qu’il voulait voir de la boucle dansée….

Les représentations seront proposées sur des sites extérieurs dans des modules de duo ou trios.

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